la balade de ZERØ à l'infini

la balade de ZERØ    à l'infini

d'Alicante à Cadix

Recit de Christine.  Christine et Bertrand Delaisi sont les nouveaux co-proprietaires de ZERO. C'est le premier contact avec Zero.

 

 

Hola !, Alicante, Hola !, chaude Espagne, Hola ! Zérø et son équipage !

Se laisser remplir par ce souffle d‘évasion, laisser la lumière couler dans nos yeux.

Un pied sur Zérø, enfin, pour moi. Posé dans le port d’Alicante, il (est-ce que je devrais dire « elle »?) est calme et nous attend. Son ventre est frais et accueillant, large, grand. Nico, Julien, Willy et Yves participent à ce sentiment de bien-être. Bienvenue dans cet îlot de convivialité, de confort (oui !), les moments à venir seront doux. Impressionnante cette « arrière-cuisine…Un bateau de voyage où l’expérience est affichée dans toutes les astuces d’aménagement et de matériel dont Zérø est paré. Nous arrivons à trois, Bertrand, Julien et moi-même. Eh oui, navigation oblige, nous aurons un Julien « tribord » et un « bâbord ». Notre Julien tribord a apporté son levain, de quoi faire du pain à bord, un luxe que je n’ai jamais connu jusqu’à présent…

 

Déambulation dans Alicante, sa citadelle, visite du musée de la « Volvo Race » pour les plus fringants. Apéro en terrasse et dîner au restau…Voilà pour les plaisirs d’avant la navigation. A déguster maintenant cette route devant nous, passer le détroit de Gibraltar. Petite étape jusqu’à Tabarca, histoire de laisser Zérø et l’équipage trouver leur souffle. Tabarca est un étroit morceau de terre. J’apprécie cette petite halte, la terrienne n’est jamais loin…6h le lendemain matin, départ avant qu’un vent fort ne se lève.

 

Les silhouettes se dessinent en ombres chinoises sur un fond bleu sombre coupé d’un horizon de couleurs chaudes. 

 

Chose promise, chose due, un vent portant puissant se lève, jusqu’à 40 noeuds me dira Nico. La mer se gonfle, Zérø danse. Les garçons assurent les quarts de nuit. Au matin, des dauphins viennent nous saluer, moment d’émotion qui trouvera son apothéose l’après-midi où des globicéphales et des dauphins accompagneront le bateau.

 

Magie de se trouver au milieu de l’eau, magie de cet univers marin. Détroit de Gibraltar. Détroit, il fait l’espoir de nombreux migrants qui plongent avec l’espérance de l’Europe, à peine quinze kilomètres entre Tanger et l’Espagne. Nous voyons les deux côtes. Sur la côte africaine plane une brume jaune pâle et la blancheur de Tanger ne peut pas s’exprimer. Halte à Gibraltar pour le plein d’essence et de gasoil. Repu, Zérø repart, insouciant. Les fonds recèlent leurs pièges et une corde scélérate se noue autour de l’hélice. La météo est clémente et cet événement ne sera qu’un incident vite résolu par la mise à l’eau de Bertrand et Willy. L’accalmie nous permet baignade et débarquement à Bolonia, une belle plage espagnole. Et puis, pourquoi, nous laisser nous couler dans la douceur de cette soirée presqu’estivale ? Le vent et la mer réaffirment qui sont les maîtres et brandissent la crête blanche des vagues. Arrivée à 2h30 dans la baie de Cadix. Zérø franchit l’entrée étroite du port en fin de matinée. Du vent, toujours, Zérø sera notre refuge entre les marches pour sillonner la ville, déguster les tapas, découvrir le marché, la tour d’observation à la chambre noire. Bertrand, toujours bon G.O., nous emmène à Vejer de la Frontera, blancheur étagée, taches fleuries, Xérès. La voiture se remplit aussi de l’avitaillement pour les deux prochaines semaines et convoie ceux qui débarquent vers le labo pour les tests PCR. Difficile de quitter… Zérø, tu as tenu tes promesses. A bientôt !

 



27/05/2021
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