la balade de ZERØ à l'infini

la balade de ZERØ    à l'infini

ZERO est de retour en Norvege sept-2013

Ces 3 semaines passées en Norvège dont je reviens, ont été balisées par l’uniforme des autorités Norvégiennes.

 

Cela commence à l’aéroport de Bergen on nous atterrissons Angelo, Fred et moi. Il fait grand soleil et un beau ciel bleu. Un petit miracle ici. Non, un grand miracle. Nous devons récupérer ZERO et l’emmener à son lieu d’hivernage, 200 Nm plus haut, du coté de Aalesund. Nous disposons de 3 semaines environ.

 

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A l’aéroport, devant le ruban transporteur des valises, nous attendons tout les 3 nos bagages. Et soudain, Angelo disparaît. Je me retourne et le vois partir encadré par 2 douaniers armés jusqu’aux dents, un chien en laisse. Le clebard a du renifler qques substances intéressantes sur notre ami.

 

Apres une fouille et un interrogatoire, Angelo est libéré. Rien à déclarer.

 

Nous passons l’après midi et la soirée dans le centre ville de Bergen, toujours aussi joli. ZERO est encore en mer, et arrive des Shetlands, sans vent. Herve en skipper avec son équipage de marin germain. Ils arriveront vers 23 h00. En qques heures nous aurons dépensé plus de Krone que durant tout notre séjour en Norvège. La bière à 9 euros, la pizza à 20…  ça pique un peu.

 

Changement d’équipage en week-end. Donc spectacle de beuverie habituelle.

 

Hervé et ses amis débarquent, nous laissant des tonnes de nourriture. Ils avaient peur de mourir de faim ou quoi ? Complété par qques poiscailles, crabes  et champignons, on va tenir le coup. Sans compter les dizaines de litres de rouge encore a bord et non encore éclusés.  Heureusement, vu les prix de l’alcool ici.

Tout ceci s’annonce bien.

 

Bref, nous voila parti tout les 3. On commence par une route que je connais bien. Bergen –Edvidvik. 1 ou 2 mouillages pour passer la nuit, poser le filet que je viens d’acheter. On prend qques belles morues, mais point de champignon. Il semble que la terre soit trop sèche . Incroyable.

 

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Par contre, si les champignons ne poussent pas, les ponts, eux, continuent leur reproduction. Alors que nous nous étions embouqués dans un dédale d’îlots parfaitement répertoriés sur la carte toute neuve, on tombe nez a nez avec un pont, manifestement encore plus neuf que la carte. Un grand panneau dessus : 17 m. Mince, il nous faut 23 mètres. No way. Demi tour. Et on doit faire un long détour pour retrouver le bon passage. Sont vraiment trop riches ces norvégiens.

 

A partir d’Edvidvik, les bras de mer dans lequel nous évoluons, s’élargissent un peu. On peut couper le moteur et naviguer a la voile. C'est toujours aussi beau, que ce soit le ciel ou l’environnement dans lequel nous naviguons. Je dirais même splendide.

 

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Petite halte  à Maloy, port de pêche moderne, ou les gros chalutiers déversent leurs tonnes de harengs. Angelo échange avec un local qui lui apprend que l’usine de l’autre cote de la baie traite 1000 T de poisson par jour. Et il y en a plein la cote de ces usines. Certaines traitent les harengs péchés en mer pour en faire des granulés qui alimenteront les fermes aquacoles de saumons. D’autres traitent les saumons ainsi élevés.

Si le bilan économique de la manœuvre est sûrement bon, on peut se poser la question en ce qui concerne l’écologique.

 

De mouillages en mouillages, on arrive a aalesund. Jolie ville.

 

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Seconde étape avec les autorités.  Je me rends aux douanes locales pour déclarer notre arrivée en Norvège et faire les papiers pour l’hivernage.  Un charmante Norvégienne me reçoit, en uniforme militaire. Je suis seul et rapidement, je me crois à Dakar ; Une multitude de papiers à remplir, des allers et venues de mon hôtesse, qui téléphone, se renseigne, fait des photocopies, tape sur son ordi. Je regarde cela d’un œil amusé. En plus elle est jolie, alors ça passe.

Enfin, au bout d’une heure environ, elle me signale que tout est OK, que je peux partir.

 

 La seconde semaine, se déroule sous la pluie dans un chantier dégotté difficilement où nous allons effectuer des travaux de remise en état. Pour les travaux, André et son ami Jean Louis nous rejoignent. Les pauvres, sous la pluie battante. A faire donc : les dérives, la pompe des chiottes, l’enrouleur, la chaîne d’ancre, l’ancre, une pâle d'éolienne à changer…. Et plein de bricoles. Au passage, après moults hésitations, on finit par faire venir un électricien pour diagnostiquer une panne sur notre gestionnaire d’énergie. Soucieux du taux horaire, nous avons hésité et finalement donné notre aval à sa venue.

80 euros horaire pour un salaire de base, on craint le pire avec ce technicien spécialisé. Il est resté 1 heure, et on a eu raison de se méfier. Prix stratosphérique. Je ne donne pas le prix, tellement c'est indécent. Angélo hallucine . Du coup, il cherche un boulot dans le coin pour l'hiver. 

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Fred débarque, et le fou, s’en va faire une navigation Buenos Aires- Ushuaia. Bonne chance.

Travaux fini, on file à Saeboe, ou ZERO va hiverner et qui sera notre camp de base pour les séjours de ski prévus en Mars  et Avril 2014.

les hauts de saeboe.jpg

 

On se pose dans cette minuscule petite marina. Au milieu d’un fjord au creux d’une vallée entourée de montagnes alpines.

Il fait froid, le ponton est gelé le matin, mais le soleil est revenu.  On déroule la longue liste de choses à faire . André en profite pour faire un belle course en montagne et pour prendre connaissance des randos à réaliser dans le coin.

 

On ferme le boat et on rentre en France. Commence un long trip : Bus + bateau + bus pour arriver à l’aéroport d’Aalesund. Comme notre avion est le lendemain de bonne heure, on a dégotté un petit hôtel pas cher. Sur, il est pas cher, mais il n'est pas terrible. On s’entasse à 4 dans une chambre avec 3 lits simples. Le patron rajoute un matelas par terre si bien, qu’il n’y a plus de place pour se mouvoir debout.  Une cabine plus petite que celle de ZERO. On vit plus dans le couloir que dans la chambre.

En pleine nuit, vers 1 heure du matin, on frappe au carreau de la fenêtre. Angelo se réveille le premier et se lève : 

- Polizei !!

- Allons bon, voilà autre chose .

- Vous n’avez pas vu un éthiopien ?

- Heu non, … 

Les loulous cherchent probablement un clandestin. Mais il n’est pas ici. C’est certain, un noir, ça ne court pas les rues, ni les fjords ici. En revanche, il y a plein d’estoniens qui travaillent sur les chantiers locaux, si ça vous intéresse.

 

Voila, qques heures de vol, d’attente a Oslo, puis une nuit à Paris pour cause d’arrivée tardive, et nous voici de retour dans le pays des fromages qui puent. Ca va nous changer du sheddar .

 

Prochain épisode en Février 2014 pour la saison de ski. D’ici la, Bonne nuit ZERO. Ne prend pas froid.

 

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Plus de photos :    ICI



19/10/2013
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