la balade de ZERØ à l'infini

la balade de ZERØ    à l'infini

Sénégal 1

Je suis reste si longtemps en Norvege, j’en ai garde de si bons souvenirs que j’en ai encore plein d’images dans les yeux. Mais voila maintenant 3 semaines que je suis au senegal. Dakar d’abord comme voie d’entrée par avion, puis 10 jours dans le delta du sine saloum, et à nouveau de retour à Dakar.

 

Je ne peux me faire la réflexion : je viens de vivre 2 extrêmes.

Le froid et le chaud, le nord et le sud, les blancs de blancs et les noirs de noirs. Les ultra riches, les ultra pauvre. Les assistés, les crèves la faim. Les riches en énergies, les pauvres en ressources. Les peteurs dans la soie, les sans rien, les infrastructures routières inouïes voire ridicules, les routes en latérite. Le choc est rude. Pour vous dire, Milene, Jean Michel et moi avons passe 10 jours dans les îles et les bolongs du sine saloum. Nous avons mouillé devant le village de  Maya. Il est symbolique : isolé du continent car sur une île du delta ; 400 habitants. Les hommes passent les 9/10 du temps a Djifere,  village a 4 heures de pirogues pour pêcher en mer a la sortie du delta. Ils ne rentrent vivre au village que qques fois par mois avec l’argent gagné. Nous n’avons vu au village que les enfants, les vieillards, le chef du village, les malades et 2 ou 3 hommes valides pour les besoins de tous les jours, bois, ramassage des huîtres … et les maîtres d’écoles 

 

 

 

 

Nous avons été reçu par le chef du village, dans sa chambre. Nous lui avons remis des cadeaux en échange de poissons dont nous avions envie. C’est alors qu’il a envoyé l’un des hommes valides du village en pirogue chercher 3 poissons pour nous remercier de nos dons. Pour l’anecdote, les poissons n’étaient pas bons ; Nous leur avons laissé, des hameçons, du fil de pêche : des trésors pour eux. De vielles boites en plastiques que j’avais au fond d’un coffre au cas ou….   J’ai tenu a remettre au maître de l’école qui  nous a reçu : des stylos et des cahiers. Et enfin, j’ai laissé 3 kilos de farine à la famille la plus pauvre du village.

Voila qui a éclairé notre auréole pour qques temps.

 

 

 

 

Samedi 19 Février. Milene et Jean Michel sont rentrés en France. Gilles m’a rejoint pour 2 mois . 5 heures de retard d’avion, un carton de bagages en moins, il est a bord. Dommage, dans le carton, il y a avait saucisson et fromage qui me manquent tant. Nous redoutons leur retour a bord après qques jours passés qques part entre la France et Dakar !!!

 

 

Mardi 22 Février : nous avons décidé de passer la journée à vélo et de découvrir Dakar sous un autre œil. Pas de taxi ou de bus mais le vélo.

8 heures plus tard, nous sommes de retour au CVD, fourbus, courbatus, poussiéreux, desséchés et heureux d’en revenir vivant. Nous avons cru mourir 20 fois.  10 fois écrasé par les engins roulant de façon totalement anarchiques. Je dis bien engin, car ce qui roule ressemble peu a ce que nous connaissons en Europe : des voitures antédiluviennes dans un état épouvantable, des camions d’un autre age, qui n’en ont que le poids. Des engins de chantiers, des chariots élévateurs, … Tout ce qui peut rouler circule sur les routes, enfin, ce qu’il en reste. Des routes avec des trous grands comme des piscines. Des pistes en sables avec des vagues hautes de 1,5 m… D’ailleurs, mes fesses s’en souviennent encore.  Donc 10 fois écrasé, et 10 fois asphyxié.  Ces mêmes engins qui roulent ne connaissent pas les normes antipollution. Vous imaginez aisément ?  ça fume, ça crache noire, ça pue ….

Pour finir, une chaleur de bête, sans vent, bref, vous aurez compris. La douche a été un bonheur.

 

Nous sommes au CVD. Le cercle de voile de dakar. Un club de voile centenaire, probablement créé par des français au temps des colonies. C’est en fait un mouillage devant ce qui pourrait être une belle plage avec des cocotiers. Le cercle comprend 5 ou 6 petits bâtiments au milieu de beaux arbres, servant de voilerie, atelier mécanique, shipshandler (succinct), cuisine, douche, et bar. Le bar est le poumon du club ou se retrouve tout les navigateurs. L’endroit est calme et isolé de la vie trépidante de Dakar. On y boit un verre en discutant de tout et de rien avec tout le monde. On profite de la main d’œuvre locale pas chère en faisant réaliser qques petits travaux : plein d’eau, de fuel ( bidon), confection d’une housse de protection pour l’annexe, réparation du génois,…. Et tout cela a bon prix. Le salaire moyen est de 50 euros au Sénégal. Sinon, le mouillage pourrait être idyllique si la qualité de l’eau était meilleure. C’est une infection. Une odeur de pourriture. A chaque montée ou descente de l’annexe ou du bateau taxi qui nous ramène a bord, c’est l’angoisse. Tomber dans l’eau, et à coup sur vous disparaissez, dissout dans cet espèce de cloaque nauséabonde et probablement acide. Et si vous en ressortez, vous mourrez de la peste bubonique, du cholera,  du typhus ou des 3 a la fois.

Ajouté a cela, la présence de cormorans qui trouvent agréables de flemarder sur les barres de flèches de  ZERO. Si bien, que, au retour a bord, vous trouvez le pont maculé d’une épaisse couche de merde  bien collante.

 

En dehors de ces inconvénients, le mouillage est calme et bien abrité. Il y aurait bien le muslim qui hurle dès 5 heures du matin, ou le train qui klaxonnent pendant 3 heures pour se frayer un passage sur la voie au milieu des badauds et des moutons pour arriver a la gare de Dakar.

 

Vendredi 25 Février , l’equipe de VSF est arrivé, nous partons ce soir pour la mission médicale auquel Milène devait participer et qui annulée et déplacée se fera sans elle.

 

A bientôt

 



25/09/2011
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