la balade de ZERØ à l'infini

la balade de ZERØ    à l'infini

Le Brésil inter

Quel beau pays que ce Brésil. Et quelle exubérance ! Exubérance de sa population, exubérance de sa nature.

Nous voici cap au Nord, sur la route du retour vers Salvador de Bahia. Salvador où je laisserai ZERO pour quelques mois à partir du 21 septembre. Puis ce sera au tour de Christophe de naviguer jusqu’aux Antilles, a partir de Janvier 2012.

Nous avons donc quitté nos amis de la région d’Ilha Grande : Alain, Carlo et Gabby, Eusi et Celso, et tous les bateaux neo-zed, irlandais, brésiliens, italiens, que nous croisions et retrouvions au gré des mouillages dans la baie. Les au-revoirs se sont déroulés lors de la fête de la crevette pour les uns, a l’occasion d’un anniversaire pour les autres. Nous reverrons nous un jour ? Sur les flots, a terre ?  Probablement pas. C’est le lot de ces rencontres maritimes. Nous sommes tous plus ou moins solitaires et même si nous apprécions et recherchons tous ces moments de partage et d’échange, on n’oublie jamais qu’un moment viendra ou les séparations seront évidentes et parfois nécessaires. On imagine aussi, que la terre étant ronde et petite,  peut être nos sillages se recroiseront ils un jour.

Alain, le seul Français de la bande a donc gardé Toubab et ZERO lors de notre incursion dans les terres. Zero au mouillage, sous sa surveillance, je savais que je pouvais partir tranquille.

4 jours à Foz d’iguacu comme base pour visiter les célèbres chutes. 1 jour coté Brésilien, 1 jour coté Argentin, 1 jour a Ciudad del este au Paraguay et 1 jour au barrage d’Iguacu.

 

Superbe voyage, de superbes images que ces chutes, si grandioses, si impressionnantes. Si le coté Brésilien permet une vision panoramique, le coté Argentin permet des vues plus rapprochées, pour ne pas dire plus humides. Sous, à coté, au dessus des cascades. Superbes.

Ciudad del este est aussi à voir. Le Paraguay est un pays sans accès à la mer. Ciudad del este est en quelque sorte son port d’entrée. Le Brésil lui sert de transit. Cette ville est une mine d’or pour qui veut faire des achats et probablement un sanctuaire aussi pour les trafiquants en tout genre. C’est parait il la 3 ème ville marchande au monde après Hong Kong et Miami. Je ne connais ni l’une ni l’autre mais ce que j’imagine, c’est qu’aucune de ces 2 villes n’est aussi ‘’concentrée’’ que Ciudad del este. Toute la ville, du ground zero au haut des grattes ciel est un immense marché où on trouve absolument tout.  Il règne une atmosphère de souk dans cette ville. Electronique, parfums, alcools, vêtements, meubles, tout tout tout….  Le pont qui enjambe la rivière entre le Brésil et le Paraguay vaut aussi son pesant de marchandise. D’un coté, dans le sens Brésil- Paraguay,  une file ininterrompue de camions chargés ras la gueule, dans l’autre, des piétons et des motos-taxi chargés également comme des mules. N’oublions pas que toutes les marchandises importées sont taxées à 80% au Brésil.  On imagine la contrebande. Au milieu de tout cela, les douaniers sont à pisser de rire. S’ils devaient  contrôler  tout le monde, il faudrait  50 fois plus de monde et 50 fois plus de place. Alors, ils ne contrôlent rien, se contentant de regarder passer ces braves gens avec leur chargement probablement ‘’illicite’’.

 

 

 

Le barrage d’Iguacu est aussi impressionnant par sa taille. Mais nous l’avons visité en période plutôt sèche. Pas réellement  bruyant ni tumultueux.  Mais quelques chiffres parlent d’eux même. 90% de l’électricité du Paraguay et 25% de celle du Brésil sont produits ici. C’est comme si la totalité de la France était alimenté par un seul barrage.

 

Avant de quitter Ilha Grande, j’avais repéré sur une carte, au fond d’un fjord, une rivière que l’on était probablement capable de remonter avec l’annexe. Et effectivement, une fois sur zone, on laisse le bateau au mouillage dans 3 metres d’eau, parcourt 2 milles dans le fond du fjord pour découvrir l’entrée dans la rivière. La marée étant basse, il faut chercher son passage dans des fonds de vase de 10 cm à peine. Une fois dans la rivière, les fonds augmentent et l’eau s’éclaircit. La Mangrove laisse alors la place à la foret tropicale. Parfois, il faut quand même descendre de l’annexe, la pousser, presque la porter. On arrive au pied d’une chute, impossible d’aller plus loin, on laisse donc l’annexe et on continue à pied dans un chemin à travers la foret.  Puis, au milieu d’une clairière,  on tombe sur un village d’indiens avant d’aller se baigner dans la cascade voisine. Fabuleuse journée.

 

 

 

Enfin, quelques BBQ gargantuesques sur la plage, quelques orgies de crevettes, quelques caîpirinha  plus loin, on laisse Ilha Grande pour rejoindre Rio. On monte ‘’alors’’ là-haut. Juste au Corcovado pour satisfaire à la tradition. Et même si la vue est belle, malgré la légère brume, je me sens mal à l’aise au milieu de cette foule de touriste. On a donc laissé tombé le pain de sucre. Le même jour a été un cauchemar pour moi : je m’explique :

Je me lève à 7 heure comme tous les matins. J’attends que tout le monde se lève et se prépare : 2 heures d’attente

On part prendre le bateau pour traverser jusqu'à Rio : ½ h d’attente

On va prendre le train pour monter au Corcovado : 1 heure d’attente

L’après midi, je file faire l’entrée officielle dans l’état de Rio. A la Capitainerie, juste pour avoir un tampon qui prendra 10 secondes, j’attends le préposé compétent pendant 3 heures … !!

Bilan de la journée : 6h30 d’attente, sans compter les attentes au bus  ….   Belle performance, isn’t it ? Furax et de mauvais poil ce  jour la.

 

Entre temps, on débarque Guylaine qui finit ces 15 jours de vacances et va retrouver Paname. On embarque Stefanie, une lointaine relation de Christophe qui passe 3 mois au Brésil, sac à dos et parapente. Elle découvre un peu la voile mais va effectuer toutes les étapes jusqu'à Bahia en profitant de nos escales pour aller faire quelques vols. C’est ainsi qu’elle a survolé Rio !!!  Mythique ça aussi.

 

Puis ce fut Buzios, citée balnéaire sur la cote Nord de Rio. Buzios a été lancé dans les années 60 par Brigitte Bardot dont la statue (jeune, donc sans les béquilles) trône sur l’un des quais. Il est vrai que Buzios ressemble beaucoup, beaucoup à St Trop.  Et comme St Trop, c’est à voir, parce que c’est beau, parce que c’est propre, parce que c’est mignon, parce que c’est branché,  mais pas trop quand même parce que les gens qui y sont ne nous ressemblent pas vraiment. On sympathisera néanmoins avec les équipages de 2 bateaux Argentins. 2x2 hommes qui lorgnaient pas mal sur Stefanie !!!!  En nous voyant lever l’ancre le lendemain, ils en avaient la larme à l’œil. Mais que voulez vous, le vent était bien favorable et allait tourner au Nord. Et le près, moi, j’aime pas.

 

Vitoria, la capitale de l’état de Esperito Santo. Rebelote, on laisse ZERO et Toubab sous bonne garde d’un marineros local et on file dans le Minas Gerais pour 4 jours : Belo Horinzonte, Ouro Preto, Mariana. Belo Horizonte est  la capitale de l’état, les 2 autres sont des grosses bourgades fondées par les chercheurs d’or aux 17 eme siecle. Le Minas Gerais est l’état des mines d’or et de pierres précieuses.

Ouro Preto est à voir. Très jolie, elle a gardé tout son charme. Aucune construction récente, des rues pavées, des églises baroques … c’est le joyau du Brésil. On y croise même d’authentiques chercheurs d’or dans la rivière.

 

 

Donc j’envoie ce mail depuis la piscine du Iate clube de Vitoria.  Mardi, quand les vents vont tourner un peu au sud, on ira dans l’archipel des Abrolhos , la ou il y a plein de baleines parait il . Des animaux, pas des brésiliennes…. Car ces iles sont desertes.

 

Le point météo : Apres quelques passages vraiment pluvieux, on retrouve le soleil en grimpant vers le nord (Rappel : on est dans l’hémisphère sud).  La température est toujours super agréable, presque fraîche la nuit et pas plus de 28° le jour . A Ouro Preto, bien que nous soyons en zone tropicale, à 1000 m d’altitude, on a eu froid. Pour infos, a Ilha Grande, les jours de mauvais temps, j’ai failli remettre le chauffage en route : 12° au réveil. Ca pique un peu.  Avec l’épisode de froid que nous avons connu, il y a eu parait il des morts a Rio  (mythe, légende ou réalité ???).

 

A bientôt

Philippe

 

 



25/09/2011
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