la balade de ZERØ à l'infini

la balade de ZERØ    à l'infini

Fin de séjour au Brésil

Maragojipe, week end du 27 Aout .

 

Maragojipe est un gros bourg au fond de la baie de tous les saints. On y accède après avoir remonté la rivière Paraguacu pendant 3 à 4 heures. Loin de la folie de Salvador, elle est authentique, sans touriste. 3 bateaux au mouillage avec nous, 1 suisse, 1 brésilien, et un Canadien. Le samedi, c’est le marché au village. Tous les paysans des alentours descendent des collines avoisinantes pour vendre leur récolte de la semaine. Ils arrivent à dos de mulet, de cheval, voire même de zébu. Le marché est fabuleux, des fruits, des légumes inconnus, des couleurs, des odeurs, la foule  … Génial, on a envie de tout acheter tellement c’est beau, tellement les gens sont gentils, et  tellement c’est peu cher .

 

Vers midi, le marché commence à se vider, les paysans reprennent leurs montures et partent se regrouper à la sortie du village.  Devant un petit mercado, sur une petite place, c’est leur moment de détente. On le sent. C’est pour eux l’occasion de se  retrouver entre potes, entre voisin et de discuter. Probablement seul la semaine dans les champs, c’est leur petite vie sociale. Les chevaux, mulets et autres zebus sont regroupés et attachés sur la place. Les propriétaires boivent une bière, ou 2 , ou 3 ….  Et même plutôt plus. Je me suis assis parmi eux. Je me sentais bien au milieu de tous cela, même si ma présence fort incongrue  les a étonnée puis amusée. J’aurais bien aimé discuter avec eux. Toujours pas possible, problème de langue. Et quand bien même aurais je pu parler le portugais, je pense que leur accent m’aurait interdit tout échange.

 

 

 

 

 

Le soir, c’est la fête au village. Ne me demandez pas laquelle, j’en sais rien ; De toute façon, au brésil, tout est prétexte a faire la fête, alors, une de plus ou une de moins …

 

En haut du village, derrière l’église, des stands de bouffe, de boisson et une immense scène. Nous avons retrouvé Jerome au mouillage a Maragojipe. Jerome fait parti de Voiles Sans Fontières, nous l’avions connu dans le sine saloum. Il navigue seul sur son beau bateau en alu de 12 mètres. Parti il y a 4 ans, il est  passé par la mer Noire, l’Ukraine, la Turquie, la Libye (excusez du peu), la Mauritanie, et va maintenant remonter vers la mer des caraïbes. Evitant soigneusement les pays trop touristiques.  En dehors du bateau, Jerome est metteur en scène de spectacle. Il nous fait découvrir les dessous du spectacle qui se prépare devant nous. Très pro dit il. Mais il est horrifié par la taille du mur d’enceintes. Il y a 40 mètres de recul, et ils ont équipés la scène pour 100 mètres. Ca va envoyer fort dit il.

Vers 10 heure, la foule commence à arriver, vers 11 heure le spectacle commence. Fort oui. Mais nous ne resterons que pour les 5 ou 6 premières chansons. qques caipirinha plus loin, et nous rentrons dans nos bateaux respectifs.

Le lendemain, Jerome est parti, préparer son bateau pour la remonter vers le Nord. Nous le retrouverons dans qques jours  à Salvador.

Dimanche soir donc, vers 19H00, depuis le bateau, on entend les prémisses d’une nouvelle fête. Tout heureux, cette fois ci car elle a lieu non loin du bateau, sur la place des pécheurs. Annexe, débarquement. On découvre.

La place fait 80 m sur 80, au milieu, un bus a impérial. A l’étage supérieur, les musiciens, une vingtaine, des chanteurs, bondé… L’étage inférieur a été rasé. Enfin, plutôt ouvert sur les 3 cotés restant (il faut bien qu’il y ait un chauffeur). Tout le bas niveau est rempli d’enceintes.  La place est pleine. Surtout des jeunes de 15 a 25 ans. Le bruit est hallucinant. Je ne reconnais pas la musique. C’est du bruit. Porteurs de lentilles de contact, ne pas s’approcher a moins de 10 mètres.  Elles sautent.

Mais le pire est à venir. Aux 4 coins de la place, à 30 mètres du bus, des voitures, coffres ouverts, pleins d’enceintes également hurlent des décibels. Mais pas la même musique que le bus, ça serait trop facile.

Le capharnaüm est hallucinant. Je ne reconnais aucune note musicale. Pourtant tout autour de nous, les jeunes, plutôt mignons et mignonnes, pas encore a l’état de percheron, s’agitent et dansent en tous sens.

Les danses de ces brésiliennes sont un appel au viol. Les paroles hurlées par les chanteurs sont parait ils presque pornographiques. Les danses n’en sont pas loin.

Bref, repus, l’oeil rincé, mais les oreilles pleines d’accufen, nous quittons les lieux avant d’être sourds.

 

Amis auto rhino, il y a de l’avenir au Brésil. Ce peuple  prépare une génération de sourd.

 

 

 

 

Lundi, nous filons vers Sao Francisco de Iguape, sur un autre bras de la rivière. Non cartographié, je m’engage avec prudence  Au passage, on lance un bout a une pirogue de pécheur qui rentrait au village.  En doublant tous leur copains, ça charriait dure. Arrivé au village, le contraste est net. Silence total, pas un bruit, personne dans les rues. Ville morte. Tranquille ici.  On réussit quand même a trouver un bar ouvert pour boire une bière. A part lui, juste un pas de porte qui ressemble a un marchand.

  • Tem camaroes ?
  • Si , temos.

 

 

 

Génial, on va manger des crevettes ce soir. A 6 euros le kilo, c’est bon. Ca va nous consoler, j’étais venu ici en promettant a Milène une balade a cheval. En Avril, nous avions rencontré un Français qui en organisait.  Las, il est actuellement en France … 

 

C’est bien internet ….  En ce moment, il nous est précieux. Marie pour dégotter son nouveau poste et moi pour trouver une solution au rapatriement de Toubab. En Mai, nous avons fait l’acquisition d’une clé 3G. Pour avoir Internet, il faut donc le réseau téléphone.  Nous sommes souvent à l’affût des barrettes sur nos portables. On quitte même un mouillage paradisiaque pour un autre ou nous passons une nuit au milieu des tankers et a coté des citernes de fuel pour avoir une connexion correcte. Drogué. Mais c’est à Margojipe que nous avons eu la meilleure connexion. Au fin fond de la campagne !!!

 

 

 

Mi Sept : 3 semaines à la marina de Piersalvador dans  la banlieue de Salvador. 3 semaines mises a profit pour préparer le bateau à l’hivernage. Plutôt l’été-age ici. Christophe viendra le récupérer en Janvier et l’emmènera aux petites Antilles ou je le retrouverai.

La liste des travaux est longue.

 

 

 

 

En parallèle, je m’occupe toujours de rassembler les papiers nécessaires au rapatriement de Toubab. Et malgré toute notre anticipation concernant les vaccins et autres prises de sang, cela ne suffit pas. Il faut en effet 3 mois entre la prise de sang et le départ de l’animal. La prise de sang a pour but de vérifier la présence des anticorps de la rage. Apres de multiples recherches et palabres, je finis par capituler. Toubab rentrera en France avec de faux papiers.

Me voila transformé en faussaire avec les documents reçus, j’antidate. Je passe sur tout les détails mais en plus de cela il fallait entre autres: lui faire poser une puce électronique mais aussi lui faire faire une opération de stérilisation.

Comme je n’étais pas certain de réussir dans mon opération à l’aéroport, tout avait été prévu pour un éventuel retour en taxi à la marina ou les employés la garderaient pendant 2 mois avant de nous l’envoyer par avion.

Le jour J, le Mercredi 21 sept , le jour de mon retour en France, je me présente a l’aéroport, la boule au ventre . J’entrevois les prisons Brésiliennes.

Toubab en bagages accompagnés, je passe tous les barrages sans aucun contrôle. A Francfort, en escale, a Paris : RIEN.

Me voici donc de retour en France.  Il me reste à faire un grand tri dans les photos, à récupérer du décalage horaire et à préparer la suite …..  Au prochain épisode.

 

 

plus de photos : 

http://zeroalinfini.blog4ever.com/blog/photos-cat-535986-1948675061-fin_de_sejour_au_bresil.html

 

 

 

 

 



27/09/2011
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