la balade de ZERØ à l'infini

la balade de ZERØ    à l'infini

zero a Grenade

Papa : Aurions nous eu parmi nos ancêtres Chatelain  une bonne sœur ? ……..

 

Avec les fêtes du Brésil, je pensais avoir tout vu, tout entendu. Mais apres 3 jours passés à Trinidad pour le carnaval,  les Brésiliens paraissent des petits joueurs à coté des trinitéens. Mais il est vrai que  je n’ai pas assisté à un carnaval au Brésil, ….

 

J’explique : Nous sommes arrivés le 19 Février au matin, pour les 3 jours du carnaval. Les 19, 20, et 21.

Nous avons appris plus tard que le carnaval se déroule sur 15 jours. Les 3 derniers étant l’apothéose de la fête. D’ailleurs, les gens croisés nous le confirmeront, ils sont tristes car la fête est bientôt finie.

 

Tout le centre de la ville est fermé. Interdit aux véhicules. 2 grandes boucles d’environs 3 kms. Sur chacune de ces boucles : la fête. Et partout ailleurs dans la ville : la fête aussi.

 

Je vais m’adresser aux initiés de la logistique. :

Au Brésil, nous avions vu ces camions, chargés d’enceintes et vomissants des torrents de décibels. Ici, ils font plus forts encore.

Vous prenez des tautliners (camion plateau de 38t), vous retirez les bâches, reste le plateau et les renforts. Vous posez dessus un groupe électrogène de 100KVA mini. Vous remplissez la place restante d’enceintes. N’oubliez pas, quand même, de laisser un peu de place pour les DJ.

Vous démarrez le tout : groupe et tracteur. Et vous roulez à 2 km/heure dans les rues de la ville. A pleine puissance, sono Full power. Hallucinant.

Nous avions vu cela au Brésil. Ici, dans chacune des 2 boucles, ce n’est pas 1, pas 2, pas 3, pas 5 ni 10, ni 20, ni même 50, mais pas loin de 100 camions qui tournent quasiment 20h/24. Sono a fond. Pauvre vieux.

Autour des camions, toute la ville défile, chante, danse, boit. A moitié dévêtu, sous un cagnard à anéantir le moindre scorpion.

 

Les danses : la mode c’est de mimer l’acte sexuel. Sous toute ses formes. Habillés bien sur. Quoique…. à 2, à 3, à 4….  Debout, assis, à 4 pattes.  Je vous passe les détails. Cela reste bon enfant. Les groupes se constituent. Il n’est pas rare que frère et sœur se lancent ensemble dans la danse … 

 

Lors de son ultime partie, la fête dure 3 jours. Le premier jour, le lundi, dès 4 heure du matin, c’est Jouvert. L’ouverture officielle des réjouissances. On descend dans la rue, avec de la peinture, de la boue, avec tout ce qui peut salir, et on arrose tout ce qui bouge. Ne pas sortir en Chanel , ou en weston. Même les voitures de police n’y échappent pas.  Du délire.

Puis, quasi non stop : dans la journée, défilé des costumes, des groupes constitués, des chars, …  (Toujours accompagnés des fameux camions). Le soir, les camions continuent de tourner  et les bars s’ouvrent aussi avec les flots de décibels.  A qques centaines de kms de la, Chavez même malade doit profiter du bruit.

Je ne sais pas quand ils dorment. Parfois, on voit qques déchets allongé, inanimé sur le bitume. Partout des stands de boissons, de bouffe,  la bière coule a flot.

 

Mercredi, dernier jour : tout le monde se retrouve sur les plages. Lunettes noires, gueule de bois, poulet-frites KFC… et embouteillage monstre.

 

Pour nous, maintenant, c’est l’heure du chantier. On sort le bateau de l’eau et le carenage commence. Avec 10 bras, la corvée de grattage et de peinture est expédiée en 3 jours. Y compris les quelques petits travaux à réaliser. ZERO retrouve son bleu d’origine. Il est la vedette et l’attraction du chantier. Tout le monde vient le voir et nous félicite.  Le soir, on se fait quelques BBQ à la marina avec les autres bateaux étrangers pour la plupart. On y croise des américains, des allemands, des Norvégiens, des belges… et quelques français aussi.

 

Puis Christophe nous quitte, il rentre en France. Il nous aura entre autre, régalé pendant 2 mois de  ses bons petits plats. Cuisinier de profession, il a réalisé des miracles avec les moyens du bord. Pizza, pain, lasagne, curry …  du jamais vu sur ZERO.

 

Dés que ZERO a retrouvé son élément, on file a chacacharé. Une île entre Trinidad et le Venezuela qui n’est plus qu’a 7 milles.

C’est une île déserte à l’extrémité de l’archipel que compose ces confettis entre Trinidad et le Venezuela. On y mouille dans une grande baie bien abritée. Seul. Enfin, un peu de calme après la vie trépidante de Port au Spain et les bruits du chantier.

 

L’île n’a pas toujours été déserte. Au début du 19e, elle accueillait une léproserie tenue par des sœurs. Tout les bâtiments sont encore debout, en plus ou moins bon état, mais envahis par la végétation. On joue aux explorateurs, allant de maison en maison, de pièces en pièces. On dérange même des urubus (vautours locaux) qui ont pris possession de lieux. Ca sent la mort, c’est lugubre.  

Au détour d’un chemin, on tombe sur un cimetière. Pas celui des malades qui étaient incinérés, mais celui des bonnes sœurs. Une 20 aine de tombes sagement alignées et même presque en bon état. Je suis entré le premier dans le petit cimetiere. Les autres m’ont suivi et Kelig parlait a voix haute, commentant l’état des tombes. Soudainement, j’ai ressenti quelque chose, et je me suis dit, il va se passer quelque chose.

L’instant d’après Kelig hurle : il y a même une Sœur Marie Chatelain …. Née en France, 1883-1927. Mon pressentiment s’est révélé exact.

Elle semble être la première à être décédée dans ces lieux. La dernière sera enterrée en 1942.

Il me plairait de savoir que je viens de découvrir la tombe d’une aieule que l’on savait partie dans les ordres quelque part aux ameriques et qui n’en est jamais revenue.

 

Puis départ pour Grenade. 80 milles au prés serré, courant dans le nez. Et la, c’est la révélation. Avec une coque super propre, ZERO remonte au vent comme jamais. 35 à 40 ° du vent, à 8 – 9 nœuds. Des pointes à 10 ou 11 nœuds. Avec les dérives, on remonte encore plus !!!  Comme quoi, je le répète, avoir des dessous propre, c’est important. Par contre, lors de cette navigation, on doit déplorer la perte de notre spi. Attaché au  pied du mat, il n’était plus en place a notre arrivé a Grenade. Grande perte qui va nous faire défaut lors des prochaines navigations entre la Martinique et l’Europe.

 

Grenade, arrivée a Priclky baie. La boucle est fermée. Nous y étions venu en 2005 avec Matins Bleus. Si la ville, St Georges a peu changée, les mouillages du sud ont bien évolués. Tous sont bondés. Nous n’étions que 4 ou 5 bateaux maximum a l’époque, nous voici maintenant à 40 ou 50 bateaux. Les américains semblent avoir découverts les lieux. Ils envahissent les mouillages. Il faut du courage et de la ténacité pour trouver un endroit tranquille. En général, c’est parce qu’il est un peu délicat d’accès. Les coraux en protégent l’accès. Ce sont ceux que l’on choisit.

 

Nous voici aux Antilles.

 

Plus de photo :http://zeroalinfini.blog4ever.com/blog/photos-cat-535986-1948705308-de_tobago_a_grenade.html

 

 



05/03/2012
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