la balade de ZERØ à l'infini

la balade de ZERØ    à l'infini

depuis sao luis de maranhao

Lundi 16 Janvier , au large de Natal, Brésil. Il est 7 h00 du matin, Christophe BG est également réveillé. John et Kelig  dorment encore. Il fait déjà 29 °. La mer est belle, le vent parfait, ZERO file à 7-8 nœuds au grand largue. Un bonheur. Si ce n’est cette p… de ligne de traîne qui ne prend plus rien depuis 3 jours. Christophe se creuse la tête pour trouver la bonne solution.  Et dire qu’il y a 4 jours, nous rejetions nos prises. Trop de poisson à bord. Mais petit retour en arrière.

 

Samedi 31 décembre 2011, de Paris, je prend l’avion pour Francfort après des au revoir émouvants à Marie et a Toubab.  Je ne les reverrai qu’en Juin-Juillet. Escale dans un hôtel de l’aéroport, nuit du réveillon génial. Nous voila en 2012. Et re-avion pour Salvador de Bahia le 1er Janvier.

Dés l’ouverture des portes, je suis saisi par la chaleur ; Je m’y attendais, c’est confirmé.

 

A la marina, je retrouve l’ambiance en même temps que je retrouve John, arrivé au bateau 3 jours plus tôt.  Sandoval, le responsable  de la marina, son équipe fidèle et compétente. La bouffe au kilo, la bière, la fête, les brésiliennes,  le bruit.

 

Durant notre séjour, Visite du marché Sao Joachim, du pelourihno, de Ribeira, tout ce qui est incontournable.

 

Mais en parallèle, on descend des listes. Ha les listes …  tout les propriétaires de bateau vous le diront, on a tous des listes de choses à faire. Moi, j’en ai plusieurs :

Celle pour les choses a faire aujourd’hui, celle pour demain, celle pour la prochaine escale, celle pour le prochain carenage, et celle pour …  un jour peut être.

J’aime les listes, mais ce que j’aime le plus, c’est rayer les choses faites. Il m’arrive même de faire qque chose de non prévu, de le rajouter sur la liste et immédiatement, rayer. Simplement pour le plaisir de rayer une ligne.

 

A Salvador, on a été servi. J’avais fait une liste de ‘’choses a faire’’  pour Christophe, une belle liste longue comme un jour sans fin. Pas moins de 3 pages.

John et moi en sommes venus à bout. Apres presque 1 semaine de travail a mi-temps. Le matin travail, l’après midi, visite.

Le plus gros poste a été le beachage de ZERO. Pour cela, Christophe BG nous a rejoint, Un matin, ou plutôt une nuit, c'est-à-dire a 4 heure du matin, a marée haute, réveil, moteur en route et direct sur la plage. On descend les dérives pour stabiliser le bateau et on attend que l’eau descende. On s’allonge, car dans qques heures, ZERO sera à sec, et on pourra alors entreprendre de nettoyer la coque.

 

Mais vers 6 heure, je suis perturbé dans ma torpeur par un bruit sur la coque. Je me lève, sors et vois 4 types en train de taper sur la coque.

 Que font ils ?

Ils grattent la coque. Mais je n’ai rien demandé !!!, et je commence à soupçonner qques velléités de travail rémunéré.  Je les houspille. Mais non, ils insistent. En descendant, je constate les dégâts. ZERO est couvert d’une épaisse couche de  moules énormes. Ils sont la pour les  récupérer. Sandoval me le dira, des moules comme ça, ici, il n’y en a pas . On ne sait pas d’où elles viennent. Alors, les locaux par l’odeur de moule alléchés, s’en donnent a cœur joie.

Je baragouine, ce que je pense pouvoir les dissuader. Wouallou. Ils continuent.  A la fin, je les laisse faire, surveille seulement, qu’ils n’arrachent pas la couche de primaire ce qui mettrai la coque a nue.

Bilan, il récupéreront une bonne 50aine de kilos.  Moi, je ne m’amuserai pas à en manger ; Eux, ils les vendent 3reals la douzaine. Vu la couleur et l’odeur de l’eau dans lesquelles elles se sont nourries, c’est l’heptatite garantie.

Une petite couche d’antifouling, la mer remonte et on file a Itaparica, à 2 heures de nav pour faire le plein d’eau a boire. On y reste 2 jours. Puis nav vers Recife . Au près, et avec le courant dans le nez. Pas cool comme début, mais on était prévenu.  C’est la qu’on a pêché : thazard, bonite en pagaille. Christophe BG est cuisto de formation, il s’en donne a cœur joie. Nos babines également : en sauce, grillé, en brandade…  hummm

Arrivée à Recife, on embarque Kelig qui a répondue en dernière minute à une annonce que j’avais passée suite au désistement de Nordin. Elle nous accompagnera jusqu’en Martinique en principe.

Rien a dire sur Recife.  Immense ville aux immenses gratte ciels alignés sur la cote . La marina était top, avec piscine, douche, eau douce … Christophe     BG et Kelig connaitront un peu mieux la vie nocturne que nous. 

Un petit moment de flip quand même : un soir Kelig et Christophe sortent ; ils rentrent a 3 heure du matin. Le matin, je me lève : plus d’annexe. M…  on nous l’a piqué. Je commence à imaginer la suite de la croisière sans annexe : galère. Puis le somme à débourser pour la remplacer … Je réveille tout le monde. On est tous la sur le pont, atterré devant l’absence de l’annexe.

Christophe : c’est moi qui est fait le nœud hier soir en rentrant, je suis sur de moi.

Donc, on nous l’a bien piqué.

Oui mais bon, t’étais pas en forme hier soir je crois …

John, rejoint le quai et part a sa recherche.  10 mn après, on voit l’annexe sortir d’entre 2 bateaux. On est tous heureux comme tout. Rassuré.  Je regarde Christophe  goguenard.

J‘espère que quand tu grimpes, tu fais de meilleurs nœuds.

Ben a 3 heures du mat, ça doit être l’abus de caipirinha .

On dira ça.

 

Puis grande nav de 5 jours.  Pas de poisson au début. Puis Un thazard, une bonite ….

Et arrivée à Luis Correia. Petit village totalement endormi. Pas beau, mais écrasé par la chaleur et l’humidité aux portes de l’Amazonie. On y restera 3 jours.  John, en bon st hilairois, fera un petit vol en parapente sur les dunes proches. En soring comme on dit je crois. Jolie moment ; On avait mouillé dans le lit de la rivière, dans une espèce de vasque avec 3 mètres d’eau. Tout autour, les fonds n’étaient que de 1 à 2 mètres à marée basse. Avec 5 nœuds de courant et 20 nœuds de vent,  ZERO tirait bien sur son ancre, heureusement, j’avais empennelé ( 2 ancres l’une derrière l’autre).

 

Puis, nouveau départ pour Sao Luis. Les guides disent que le parcours se fait habituellement en 2 jours, nous mettrons 28 heures. Entre 8 et 10 nœuds. Ca pulsait.  Ca envoyait des watts comme disait John. A l’arrivée, on cherche ce qui doit ressembler à un port. Mais rien. Je me doutais bien de qque chose. En compulsant, les guides nautiques, les forums, je n’avais rien trouvé sur Sao Luis. Au point, que  je me demandais si il était vraiment possible d’y aller.

En arrivant, étant a marée basse, on trouve en fait toute la baie asséchée. La Bretagne.  Impossible de passer. On mouille. John prend l’annexe et part aux infos. 2 heures plus tard, il revient et nous informe qu’a marée haute, on doit pouvoir passer , il y a un ponton avec 3 ou 4 bateaux derrière une pointe .

  • Mais à marée basse, il y a de l’eau au ponton ?
  • Non, les bateaux se posent sur la vase
  • Ah !!, bon OK, pourquoi pas .

On l’avait bien fait a Mortagne sur Gironde,  …

3 heures plus tard, alors qu’il y a assez d’eau maintenant pour passer, nous nous engageons dans la rivière. Au détour d’une pointe, on découvre effectivement un petit quai, 3 bateaux. 2 types nous aident a nous amarrer, et 10 minutes plus tard, nous étions invité à un barbecue, copieusement arrosé de caipirinha. Repas organisé par la marina comme tout les dimanches. Charmant accueil.

Le soir, c’est la fête dans les rues à coté. Comme d’hab dirait on.

On rentre tard le soir, et on retrouve ZERO qui nous attend sagement posé sur son lit de vase.

On est bien garé ici. On va y rester qques temps.

 

 d'autres photos dans la partie "photos" ;

des photos



25/01/2012
0 Poster un commentaire

A découvrir aussi


Inscrivez-vous au site

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 212 autres membres